A l’écoute du cœur
Oui tu marches avec moi sur le chemin de l’amour.
Sur cette route qui te semble obscure
Nous ne risquons point de nous perdre.
Il est jalonné par les lumières du jour
Et aussi par les pauvres désirs les regrets éternels
De celles et ceux qui sont partis pour toujours.
Avance ! Tu ne risques pas de te perdre.
Tu as goûté aux déceptions et les après bien amers,
Tu as déjà cherché le soleil en pleine lune.
Tu ne l’as déjà pas vu en plein jour.
C’était l’époque où pour toi
A midi il était déjà minuit.
Tu as connu le doute et l’incertitude,
Et dans l’anonymat tu as vécu dans la solitude
Alors que chaque battement prononçait son nom.
C’est en toi que se rencontrent les parallèles.
C’est en toi qu’habitent les regrets et les désirs.
Ces derniers marchent sur le sentier de leurs souhaits
Et les regrets sur la route des grandes limites de la vie.
Ces lumières qui entourent ton chemin
Sont le monde des océans de larmes.
Comme toi ils ont vu le sang de leurs larmes.
Marche nuit et jour vers l’inconnu.
N’oublie pas qu’en toi se rencontrent les tragédies
Et leurs parallèles.
Tu es tel le centre du monde
Où les tirs convergent.
Tout jadis s’est dirigé vers toi.
S’il t’arrive d’être envahi par la crainte,
Regarde au dessus de toi.
Regarde les étoiles qui se parent pour toi.
Elles te sourient et guident tes pas.
Elles s’approchent déjà.
Oui j’éprouve ce que tu ressens.
Je sais que tu souffres depuis bien longtemps.
Je sais que tu as marché sur les épines
Avant de marcher sur les ardentes braises
Comme toi je sais ce qu’est marcher sur le chemin de croix.
Comme toi j’essaie d’arracher une étincelle aux ténèbres.
Du ciel viendra bien un jour cette lumière.
Tu diras Adieu tristesse
Et je dirai bonjour allégresse.
Un cœur généreux trouve toujours récompense.
Il connaîtra la joie d’aimer
Et celle d’être aimé par l’être « aimé. »
Il connaîtra la chance d’avoir seulement aimé.
Il sait que l’important est d’aimer
Et que le plus important d’avoir aimé.
Allons lève toi et avance,
A deux nous pouvons arracher une lumière à l’obscurité.
(de Mohamed BENOUIS)

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