Informations sur l'Algérie

Découpage Administratif

L'Algérie est divisée sur le plan administratif en 48 wilayas. La wilaya constitue une circonscription administrative, sorte de préfecture, dotée d'une assemblée élue, l' APW (« Assemblée populaire de wilaya ») et placée sous l'autorité d'un wali (préfet) nommé par le président de la République. Elles sont divisées en daïras, lesquelles sont divisées à leur tour, en communes (1541). Chaque commune possède sa propre instance délibérante, l'APC (« Assemblée populaire communale ») qui élit elle-même son président, faisant office de maire.

Chaque wilaya et daïras porte le nom de son chef-lieu et a un budget indépendant récolté au niveau local.

Le dernier découpage administratif algérien date de 1985. Les wilayas, classées par leur indicatif, sont :

 
 
 
Étymologie

L'appellation Algérie provient du nom de la ville Alger. Étendu pour désigner l'ensemble du pays conquis depuis Alger, le nom Algérie est officiellement adopté le 14 octobre 1839 par Antoine Virgile Schneider, ministre de la Guerre.

Le nom d'Alger est une déformation française du catalan Alguère, lui-même tiré de Djezaïr du nom donné par Bologhine ibn Ziri, fondateur de la dynastie Zirides, lorsqu'il bâtit la ville en 960 sur les ruines de l'ancienne ville au nom romain Icosium ; Djezaïr Beni Mezranna. Plusieurs explications cependant sont données quant à la signification du nom donné par Bologhine ibn Ziri.

Une étymologie rattache le nom aux îles qui faisaient face au port d'Alger à l'époque et qui furent rattachées à sa jetée actuelle ; en arabe Al-Djaza'ir (الجزائر), « Les Îles », en français « Les Îles des Mezghanna» (Djezaïr Beni Mezghanna). Le terme d'île pourrait selon des géographes musulmans du Moyen Âge désigner la côte fertile de l'actuelle Algérie, coincée entre le vaste Sahara et la Méditerranée, apparaissant alors comme une île de vie, Al-Jaza'ir.

Une autre étymologie situe son origine dans le nom du père de Bologhine, Ziri ibn Menad : Djezaïr alors de Dziri, du berbère Tiziri qui signifie « clair de lune ». Les Algérois se désignent eux-mêmes sous le vocable de Dziri, le langage populaire a conservé par ailleurs la formule Dzayer pour désigner Alger et l'Algérie.

En ce qui concerne Mezghanna, Tassadit Yacine rapporte l'hypothèse d'une forme arabisée d'Imazighen, ou « Berbères », donnant au pays le nom originel Tiziri n At Imezghan, « Ziri des Berbères ».

Climat

Un climat méditerranéen couvre le Nord, tandis qu'un climat désertique règne sur le Sud.

Durant l'été, les mois les plus chauds sont juillet et août.

Au nord, sur les villes côtières, les températures hivernales varient entre 8°C et 15°C. Elles grimpent à 25°C au mois de mai pour atteindre une moyenne de 28°C à 30°C en juillet et août (28°C à Skikda, 29,5°C à Alger). Toujours au Nord, dans les montagnes de Kabylie, la température avoisine les 5°C voire −7°C en hiver. La neige y est fréquente en hiver.

Au centre, dans les Aurès ainsi que dans les hauts plateaux de la région de Djelfa, la température tourne aux environs de 5°C voire −2°C en hiver. La neige y est présente en hiver. La température estivale varie de 30°C à 38°C (Constantine 36°C).

Quant au sud, dans le Sahara, la température est de 15 à 28°C en hiver, pour atteindre 40 à 45°C, voire plus en été.

 

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Transport

Même si quelques régions algériennes demeurent encore isolées en raison de l'absence d'infrastructure routière, le réseau routier algérien demeure le plus dense du continent africain, sa longueur est estimée à 108 302 km de routes (dont 76 028 km goudronnées) et plus de 3 756 ouvrages d'art. Ce réseau devrait être complété par un important tronçon de 1 216 km qui est en voie de réalisation, et qui devrait à terme relier la ville d'Annaba de l'extrême Est jusqu'à la ville de Tlemcen à l'extrême Ouest.

Le réseau ferroviaire est quant à lui estimé à 4 200 km, il connaît depuis peu une électrification au niveau de certains tronçons, ce qui doit conduire incessamment à l'installation de trains à grande vitesse qui devraient relier les villes les plus importantes du pays. L'ouverture attendue en 2008 du métro d'Alger, d'une longueur de 14 km et desservant 16 stations, fera d'Alger la première ville du Maghreb à être équipée d'un métro.

Pour l'activité portuaire, elle est principalement dominée par les exportations d'hydrocarbures. Le premier port d'Algérie est de loin celui d'Arzew, par lequel transite la plus grande part des exportations de pétrole brut d'Algérie, et avec un trafic annuel de 40 millions de tonnes de cargaisons.

L'Algérie compte 35 aéroports, dont 13 internationaux. Le plus important est l'Aéroport d'Alger avec une capacité, depuis 2006, de 6 millions de passagers par an. Air Algérie, la compagnie aérienne nationale, domine quant à elle le marché du transport aérien qui compte depuis son ouverture à la concurrence 8 autres compagnies privées.

Indicateur

Valeur*

Routes

108 302 km (dont 76 028 km goudronnées) (2004)

Nombre d'aéroports

35 (dont 13 internationaux) (2005)

Voies ferrées

4 200 km (dont 283 km électrifiées) (2005)

Nombre de ports

40 ports, 11 mixtes, 2 destinés aux hydrocarbures

* Source : Présidence de la République algérienne et CIA World Factbook

La Langue officielle

L'Arabe classique est la langue officielle du pays, et depuis avril 2002 le berbère est reconnu langue nationale.

Dans la vie courante, les Algériens arabophones parlent en général un arabe dialectal, le darija, assez différencié de l'arabe classique par rapport au vocabulaire, mais en restant assez proche syntaxiquement et grammaticalement. Le darija a conservé de nombreux mots et structures syntaxiques berbères et a beaucoup emprunté au français. Le berbère se décline en plusieurs variantes régionales : chaoui dans les Aurès, chenoui dans la région du Chenoua, kabyle en Kabylie, mozabit dans le Mzab, ainsi que le touareg au Sahara et le chleuh à la frontière marocaine.

Les recensements sur base linguistique, ethnique ou religieuse étant interdits en Algérie, il est difficile de connaître le nombre exact d'arabophones et de berbérophones. Cependant, d'après certaines estimations, le chiffre varie de 86 à 72 % pour les Algériens arabophones, et de 14 à 27,4 % pour les berbérophones. Le français est également extrêmement répandu : avec près de 16 millions de locuteurs francophones, l'Algérie est le deuxième plus grand pays francophone au monde après la France. Certains mots employés par les Algériens sont d'origine française, alors que ces mêmes mots ont leur équivalent berbère ou arabe.

L'Algérien est un mélange de trois langues, le français, le berbère et l'arabe, c'est la langue parlée par les Algériens arabophones. Cette variété présente elle-même des nuances à travers les différentes régions : les habitants des régions les plus à l'Est parlent une variante proche du tunisien ; ceux du Nord-Ouest, une variante proche du marocain ; au Sud-Ouest, se parle le saharien. Des différences se présentent même d'une ville à l'autre comme c'est le cas d'Alger, d'Oran et de Constantine. L'arabe algérois contient aussi beaucoup de mots kabyles et de mots turques. Sans oublier la région de Jijel qui a son propre langage. L'arabe dialectal en Algérie emprunte des mots à la langue française, de sorte que nous y trouvons des verbes issus du vocabulaire français conjurés en arabe, ce qui distingue le dialecte algérien de celui des autres pays arabes. Du vocabulaire espagnol est emprunté en Oranie, et italien dans la régions Est.

Exemple : mnérvi -> énervé.

Le nombre de locuteurs est estimé à environ 33 millions en Algérie (dont 27 millions en tant que langue maternelle), et entre 1 et 3 millions dans les pays d'émigration (France, Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, Canada).

Toutefois, l'arabe littéraire est la langue officielle de l'Algérie, et c'est celui-ci qui est employé dans la forme écrite. Des formes écrites de l'arabe algérien se retrouvent dans la poésie chantée (chaabi) et sur de nombreux journaux tabloïdes populaires principalement sportifs.

La prononciation de l'arabe est difficile. Elle se caractérise notamment par l'utilisation des diphtongues aw ("aou"), ai ("aï") et ei ay (comme dans "faïence"). Trois consonnes sont particulièrement difficiles à prononcer pour le débutant. Il s'agit de l'occlusive sourde (') et des sons ayn (fricative sonore) et rayn ("gh"). Ces deux derniers s'obtiennent assez bas dans la gorge et sont vocalisés par contraction gutturale accompagnée d'une sorte de grasseyement.

Quelques villes de l'Algérie

ALGER, en (algérien : el-djazāir, Dzayer ; berbère : Lžayer), surnommée « la Blanche », tant par les Algériens que par les Français, est la capitale de l'Algérie et la plus grande ville du pays. Située au bord de la mer Méditerrranée, la ville donne son nom à la wilaya dont elle est le chef-lieu. Alger est également une des principales métropoles d'Afrique, avec environ 2 030 000 habitants depuis 2002. L'agglomération entière en comporte environ 4 250 000, soit 12% de la population du pays, et fait d'Alger une des plus grandes villes du Maghreb derrière Casablaca et devant Tunis.

 

ORAN (arabe : وهران, Ouahrân (Wahran), surnommée El Bahia (« la radieuse »), est une ville portuaire du nord-ouest de l'Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom sur le golfe d'Oran.
Oran est située au fond d'une baie ouverte au nord et dominée directement à l'ouest par la montagne de l'Aïdour (Murdjadjo), d'une hauteur de 375 m. L'agglomération s'étage de part et d'autre du profond ravin de l'oued Rhi, maintenant couvert.
Située à 450 km de la capitale Alger, Oran est la deuxième ville d'Algérie et compte aujourd'hui environ 897.700 habitants (1 520 000 hab. avec l'agglomération). Oran est un pôle industriel (zone industrielle d'Arzew, de Hassi Ameur, Bethioua etc.) et universitaire (université d'Oran, université des sciences et de la technologie, faculté de Médecine, etc.).

 

TLEMCEN, la "Perle du Maghreb" est une métropole du Nord-Ouest de l'Algérie, chef-lieu de la wilaya de Tlemcen.
Deuxième ville de l'Oranie, fière de son passé glorieux et prospère, de ses monuments et ses faubourgs hispano-mauresques, de ses sites naturels, c'est une "Ville d'Art et d'Histoire" comme l'a dénommée Georges Alfred Marçais.
Située dans l'arrière-pays, la cité située au cœur d'une région de vignes et de culture d'oliviers est réputée pour ses cuirs, ses tapisseries et son industrie textile. Les influences culturelles berbères, arabes, turques et françaises de l'époque coloniale en ont fait un haut lieu du tourisme.

 

SETIF (en arable : سطيف, en kabyle: Sif) est une ville d'Algérie, chef-lieu de la wilaya de Sétif. Située à 300 km à l'Est d'Alger dans la région des Hauts-Plateaux (El Hidhab en arabe), la ville culmine à 1100 m d'altitude entre la Kabylie et les Aurès.
Un des monuments emblématiques de la ville est la fontaine d'Ain El Fouara (1898) du sculteur français Francis de Saint-Vidal. En janvier 2004, Sétif compte 245 000 habitants.

 

SIDI-BEL-ABBES (arable: سيدي بلعباس), est une ville du Nord-Ouest de l'Algérie située à 83 kilomètres au sud d'Oran. Chef-lieu de wilaya de Sidi-Bel-Abbès depuis 1974.
La population de l'agglomération de Sidi-Bel-Abbès est estimée à environ 300.000 habitants (2004), ce qui en fait la 6e ville du pays. Région agricole à l'origine, elle possède cependant quelques industries (mécaniques, électroniques, alimentaire) et une université de plus de 24 000 étudiants.



Article ajouté le 2008-04-17 , consulté 264 fois

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