La Musique Algérienne
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La Musique
La musique classique arabo-andalouse, d'expression arabe (classique), est présente en Algérie, à travers trois importantes écoles : le Ghernati de Tlemcen qui se revendique de Grenade, le Ça'naa d'Alger qui se revendique de Cordoue et le Malouf de Constantine d'influence ottomane qui se revendique aussi de Séville. Chacune de ces écoles pratiquent cette musique avec certaines nuances. Dans les trois écoles cette pratique est représentée par la nouba, qui correspond à une composition instrumentale et vocale qui se déroule selon un ordre établi et des règles rythmiques et modales bien déterminées. Chaque nouba est construite sur un mode (Tab) précis duquel elle tire son nom.
Sur les 24 noubas qui existent, on n'en connaît que 12 complètes. Il s'agit : Nouba Dhil, Nouba Ghrib, Nouba Hsine, Nouba Maya, Nouba Mezmoum, Nouba Mdjenba, Nouba Rasd, Nouba Rasd Eddil, Nouba Reml, Nouba Reml Maya, Nouba Sika, Nouba Zidane.
Les grands maîtres de cette musique se nomment : Mohammed Ben Teffahi, Rédouane Bensari, Cheikh Larbi Bensari, Abderezzak Fakhardji, Mahieddine Bachetarzi, Abdelkrim Dali, Dahmane Ben Achour, Cheikha Tetma, Fadhéla Dziria, El Hadj Ghaffour, Mohamed Khaznadji, Saddek el Bedjaoui, Sid Ahmed Serri, Mohamed Sfindja.
Il s'agit d'un genre musical tlemcenien ancien qui coexistait avec la musique arabo-andalouse. Exprimée en arabe classique, il dérive également de la musique arabo-andalouse, et plus particulièrement de l'école de Tlemcen : le Ghernati. Ce genre musical fut représenté par le poète musicien BenMessaieb (XVIIe S). Il influencera en partie plus tard le Chaabi, genre musical local, de la région d'Alger, créé au XXe siècle.
Malouf algérien (http://www.el-djazair.info/music)
Comme le Malouf tunisien, il s'agit d'une musique arabo-andalouse ottomanisée. Le Malouf n'existe pas au Maroc qui ne connut pas la forte influence de l'Empire ottoman sur tous les autres pays arabes.
Ahmed Bestandji, Omar Chenoufi dit Chaqleb Esseghir, Abderrahmane Karabaghli, Mohamed Tahar El Fergani, Cheikh Raymond, Abdelmoumene Bentobbal, Mustapha Remli
Chaâbi (http://www.el-djazair.info/music)
Musique née au début du 20ème siècle. Exprimée en arabe dialectal et en kabyle, elle dérive de la musique arabo-andalouse ottomanisée aussi appelée Malouf, avec plusieurs influences berbères (Achewiq kabyle essentiellement). Elle est pratiquée essentiellement dans la région d'Alger. Elle est de loin, avec le Raï, la forme musicale la plus appréciée et la plus écoutée en Algérie.
Raï oranais et ses nouvelles autres variantes (http://www.el-djazair.info/music)
Musique née au début du 20ème siècle. Exprimée en arabe dialectal, elle est née dans la région d'Oran sous sa forme primitive et s'est popularisée par étapes dans le reste de l'Algérie ; elle conquiert le monde après avoir subie de nombreux enrichissements et perfectionnements en Occident.
Cette musique vient d'une Occidentalisation de tous les genres musicaux existant en Algérie (en particulier le châabi) utilisant une orchestration moderne occidentale (synthétiseurs, guitares électriques etc..). Cette nouvelle musique nécessitait donc un phrasé plus souple et moderne d'où l'emploi de l'arabe algérien oranais mélangé à des mots français ou anglais. Soutenue en Occident par les jeunes immigrés d'origine maghrébine diverse en recherche d'une musique leur ressemblant, cette musique s'est surtout affirmée en France (puis en Europe et le monde entier) avant de reconquérir une population algérienne plus large car ses débuts ont été boudés par la population (en dehors des jeunes citadins) qui ne la voyait pas d'un bon oeil.
Cette musique née à Oran sous une forme simple a donc trouvé ses lettres de noblesse en Occident (où elle s'est considérablement enrichie, diversifiée et internationalisée) avant de regagner le coeur des jeunes habitants des pays arabo-musulmans. Citons comme exemples, la collaboration du compositeur Français JJ Goldman avec le chanteur Cheb Khalid qui lui écrira l'un de ces plus grandes tube mondial "AICHA" ou la collaboration de Cheb Mami avec le chanteur international Sting et des groupes de musique celtique français .Le chanteur Rachid Taha du groupe "carte de séjour" est plus à classer dans la catégorie Rock même si ce plus ancien artiste maghrébin sur la scène française a parfois interprété des chansons RAÏ ou RnB.
Il faut rappeler qu'au début des années 70, des tentatives de modernisation ou d'occidentalisation de la musique arabo-musulmane ont commencé dans des studios de musique égyptiens ( l'Egypte avec Le Caire, La Hollywood du monde arabe, a longtemps été le pays le plus en pointe du monde arabo-musulman dans les domaines musicaux et cinématographiques).Elles donneront le Nubi-shâabi et le Jeel, considérées pour de nombreuses raisons comme les précurseurs du RAÏ ( voir Musique égyptienne). Ces musiques égyptiennes avant-gardistes ( boudées par les médias à ses débuts comme le RAÏ), ne trouveront d'échos favorables qu' auprès de la jeunesse égyptienne citadine et, faute d'atteindre la diaspora arabophile occidentale, contrairement au RAÏ, cette musique n'attisera pas la curiosité des artistes occidentaux et ne s'internationalisera pas dans l'immédiat. Toutefois, quelques années plus tard, elles donneront naissance en Occident à la chanteuse Egypto-belge Natacha Atlas (que certains médias classent en Occident dans la catégorie RAÏ) soutenue par la diaspora maghrébine francophone et arabophile ; Elle recevra en France une victoire de la musique et une reconnaissance qui dépassera les frontières de la communauté arabo-musulmane d'Europe.
Rappelons que, dans les années 60, la chanteuse libanaise FAÏROUZ a été une des pionnières dans l'introduction de musique occidentale dans certaines de ses chansons qui resteront dans le style savant ou classique (de sensibilité arabo-ottomane).D'autres artistes arabes classiques des années 70 incorporeront des instruments occidentaux dans leur musique (accordéons, synthétiseurs) mais resteront dans le registre de la musique arabe savante.
Le RAÏ a participé au succès en Occident du métissage musicale Orient-Occident ; citons pour exemple d'orientalisation de musique occidentale : l'album "Arabesque" de la chanteuse Franco-britannique Jane Birkin (en association avec des artistes maghrébins d'Europe contemporains modernistes) qui reçut un excellent écho dans le monde entier.
Notons que cette occidentalisation de la musique orientale s'est aussi produite en Allemagne avec les jeunes allemands d'origine turque (qu'on classe dans la catégorie RAÏ du fait de la ressemblance des sonorités et de la technique utilisée).
Aujourd'hui des artistes arabo-musulmans se sont appropriés le RAÏ et ces variantes nées en Europe et l'ont transformé selon les spécificités culturelles et musicales de leur pays, comme cela se passe pour tous les genres musicaux ( exemple du RAÏ-RnB du chanteur Franco-marocain Amine ou la combinaison RAÏ-Musique indienne de sa consoeur, la chanteuse Française Leslie)
Style traditionnel de la Kabylie, d'expression kabyle, il dérive essentiellement de l'achewiq.
Les interprêtes les plus connus : Slimane Azem, Cherif Kheddam, Cheikh El Hasnaoui, Chérifa, Matoub Lounès, Lounis Aït Menguellet, Idir, Rabah Asma, Brahim Izri, Takfarinas, Djamel Allam, Massa Bouchafa, Allaoua Zarouki, Farid Gaya, Hanifa, Sami Djazaïri, Akli Yahyaten, Bahya Farah, Nouara, Taos Amrouche, Sadaoui Salah, Djurdjura , Lani Rabah , Chérif Hamani , Kheloui Lounès , Youcef abdjaoui , Karim Abdjaoui , Hsicen , Ahrès Hacen , Kamel Rayeh , Zedek Mouloud , Ferhat Imazighen Imoula , Izri Brahim , Moh Smail , Hamidouche , Abdelkade Bouhi, Farid Feragui, Brahim Saci. (http://www.brahimsaci.com)
Musique Staifi (http://www.el-djazair.info/music)
La 3e musique populaire de fête d'Algérie est, certainement, le "staifi" après le "Rai" et le "Chaâbi". Basée sur le rythme "zendari" rythme originaire de Constantine et aussi sur un accompagnement présent du clavier, cette musique est aujourd'hui très présente dans toutes les fêtes maghrébines. Les premiers furent Samir Staifi, Bekhachi El Khier, Djamel, Nordine,bentoumi mohamed et d'autres .
Musique chaouie (http://www.el-djazair.info/music)
Style traditionnel berbère de la région des Aurès(Ain Beida), d'expression chaouie et arabe. Elles dérivent des traditionnels Rahabas, groupement d'homme dansant face à face en entonnant des chants polyphoniques accompagnés de gasbas et de bendirs. Le rythme particulier du benir chez les Chaouis se retrouvent dans quasiment toute les chansons auressiennes. Les interprètes les plus connus sont Katchou, Hamid Belbeche, Houria Aïchi, Nocceredine Hora et Massinisa.
Musique Diwane ou Gnawa d'Algérie (http://www.el-djazair.info/music)
Style traditionnel du sud algérien d'expression tergui et arabe (dialectal). Il s'agit d'une musique ancestrale importée de l'Afrique noire vers le Maghreb par les dynasties régnant sur le Maghreb (comme celle des Almohades) et qui sera influencée, entre autres, par le Tindé (style de l'extrême Sud algérien), l'Ahellil (Timimoun).
La musique DIWANE du Sud algérien et la musique GNAWA du Maroc ont donc pour point commun leur origine africaine sub-saharienne et les rites de Transe . Avec les siècles, ces musiques GNAWA d'Algérie et du Maroc vont se différencier et se spécifier en fonction des populations, et des histoires propres à chacun de ces pays. C'est au Maroc qu'elle connaît la plus forte reconnaissance sociale et le développement le plus important ; ceci facilite le métissage de ces populations sub-africaines avec la population locale ; Ainsi, les groupes Gnawa marocains enrichissent leur rite, leur enseignement, leur rythme, leur habillement etc...
Les interprètes les plus connus sont : Othmane Bali, Hesna El Becharia, Diwane Biskra, Gaâda - Diwane Bechar, Gnawa Diffusion, Karim Ziad.
Epoque moderne (http://www.el-djazair.info/music)
Depuis le début des années 1970, la musique algérienne s'est diversifiée au contact de la culture occidentale. Les Charles Aznavour, Oum Kalthoum, Farid El Atrache, Jimi Hendrix, Beatles, et autres Michael Jackson et Madonna ont largement influencé plusieurs artistes algériens les poussant à adapter différents styles musicaux venus d'Occident et d'Orient à la culture algérienne. C'est comme ça que l'on a vu apparaître de la variété (tendance occidentale et tendance orientale), rock, le rap ou encore le reggae en Algérie.
Jazz algérien : Principaux interprètes : Aminoss, Sinouj, Azedine Tebibel.

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