La Vie, le Temps
Nous étions émerveillés par les splendeurs de la vie
Que sans le vouloir tu décidas de quitter.
Je me souviens encore de cette nuit d'été
Qui promettait tant au temps
Quand l'hiver frappa à notre porte.
Au matin tu partis pour toujours,
Et en compagnie de ma solitude,
Je regardais cette automobile,
Pure invention de l'homme qui t'éloignait de moi.
J'aurais voulu accompagner mon pauvre
Mon pauvre agneau jeté dans la fosse ;
Dans la tombe en un âge si précoce.
Si jeune encore, tu empruntas le chemin de croix,
Comme Hélène tragédie de Troie.
Je suis encore l'ombre de toi-même,
Et de la mienne aussi.
A la vue d'un sourire il éprouve le plaisir,
Au son d'une voix il ressent la joie de vivre
Et chacun de ses battements prononce son nom.
Il ignore la raison le regard déjà derrière l'horizon
Il a toujours bu dans un verre de pur cristal,
Son calice jusqu'à la lie.
Aux morts qu'on enterre,
Aux vivants qu'on tue,
Aux orphelins qui pleurent,
Aux veuves sans avenir,
Aux fiancées en robe blanche,
Veuves avant même le mariage,
Il verse des larmes de compassion.
Le pauvre cœur a trop souvent navigué à vue
Dans une sombre nuit vers l'inconnu.
Il supporte ce que ne peuvent les montagnes,
Et sourit au passé, l'avenir et le présent.
Le temps avec sa vitesse,
Avec son espace et ses années lumière
Ne lui arrachera point les amours mortes
Qu'il garde jalousement pour toi.
Quand il rejoindra la compagne de sa vie,
Ils se tiendront éternellement par la main.
Ils se dirigeront vers ce qu'hier a promis à demain.
(de Mohamed BENOUIS)

Commentaires
Paulette le 21/08/2008 à 18:27:31Félicitations c'est trés beau tout ce que tu écris
Continue comme ça