Sans Toi
Une prière muette entendue par le cœur
Fit un bruit terrible et le plongea dans la douleur.
Une autre plus muette lui montra son jardin et ses fleurs
Où poussant comme une fleur,
Se dresse la maison du bonheur.
Il voulut la joindre et se mit en pleurs.
Le naître se transforma en mourir.
Perdant son empire ;
Il prit le chemin de l'envers du pire,
Et à son secours vint « aimer jusqu'à en mourir. »
Sans toi le printemps n'est qu'une triste peine,
Sans toi il vivra dans le chagrin des peines,
Sans toi assombrissent les jours.
Sans toi disparaît la lumière du jour,
Sans toi… oui sans toi s'en iront les pauvres jours.
Sous le soleil ardent
Les vitres des pauvres fenêtres
Prennent la couleur de brouillard
Et sous son regard
Surgira le hasard des hasards
C'est celui du carrefour des malheureux destins.
Il nous guette en se cachant derrière les tristes matins
Qui nous livrent à l'inconnu de demain.
Caché sous mon ombre
J'irai mon chemin
Et dans les nuits sombres j'irai vers les demains.
Mon rêve était de tenir ta main… !
…oui ta main !
Sous le regard moqueur des étoiles
Et d'un ciel en colère
Je caresserai mon espoir
Enterré sous le trop tard.
La vie promettait tant au temps
Qui promet tout à l'homme.
Elle promet aussi à la femme et son homme :
Mais tout disparaît dans le pourtant.
(Mohamed BENOUIS)

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