Le rêve atteint

Ah ! Te voilà femme de mes rêves ;

Voilà enfin le rêve du jour et des années

Que je croyais perdu.

Chaque matin la joie avec moi se lève

Chaque matin des cendres de notre amour s’élève

Et chaque matin assiste à nos joies et nos amours.

 

Je sais que tu as connu la douleur et son monde

Et t’ai accompagnée dans ces douleurs si profondes,

Qui dans l’anonymat et la solitude,

Nous ont plongés de bien de drames et l’incertitude

 

Je voudrai te dire tant de choses ;

Mais à cela le gendarme intérieur s’oppose.

Un jour je l’ai pris à la gorge

Mais étouffé par lui j’ai pleuré face contre terre

Alors que de ma tête il labourait la terre.

 

Comme tu le vois m’amie,

Nous devons tout au passé

Et à l’avenir de son passé.

O que de fois il nous a blessé.

 

Nos âmes ne sont devenus qu’une ou « un »

Et la promesse d’avenir est pour tout un chacun.

Le présent est entre tes mains,

Et notre avenir est entre nos demains.

 

L’univers se perd dans sa solitude,

Déjà l’habitent le doute et l’incertitude.

Il n’est devenu plus qu’un triste hiver,

Et avec toi je ne craindrai plus l’hiver.

Pelotonnée dans mon cœur tu n’auras pas froid cet hiver,

Et dans le tien je ne craindrai plus les souffrances de l’univers.

 

(de Mohamed BENOUIS)



Article ajouté le 2008-09-23 , consulté 77 fois

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